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La condition humaine, d'André MALRAUX

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-  Lire des extraits de La condition humaine, d'André Malraux

Le sort de tous les humains est le même et pourtant chacun vit son destin, approche de l'issue fatale, la mort, dans la solitude. La condition humaine…

Mars 1927. L'armée du Kuomintang dirigée par Chang-Kaï-Shek s'approche de Shanghai. Les cellules communistes de la ville organisent le soulèvement des ouvriers pour faciliter la prise du grand port industriel par les armées révolutionnaires. Les européens occupant les concessions (zones franches accordées aux puissances occidentales depuis le XIXe siècle) misent sur l'éclatement du Kuomintang : ils soutiennent Chang-Kaï-Shek contre les communistes...

Tel est le cadre grandiose et rugissant de l'intrigue où évoluent les personnages écrasés par leur condition d'Homme. Le Professeur Gisors, universitaire esthète converti au communisme, qui ne supporte le fracas du monde qu'assourdi par les lourdes fumées de l'opium. Kyo Gisors, son fils, qui encadre le soulèvement ouvrier de la ville et lutte jusqu'à la mort pour « la dignité » des masses laborieuses. Tchen, un disciple du professeur Gisors, s'engage dans la lutte terroriste après avoir vécu comme un arrachement intérieur son premier assassinat. Katow, l'ancien militant de la révolution russe de 1917, le héros humaniste. Hemmelrich, marchand de disques dont l'engagement révolutionnaire est entravé par la santé fragile de sa femme et son fils. Le baron de Clappique, trafiquant d'armes et marchand d'art, qui étouffe ses questions existentielles sous une perpétuelle bouffonnerie. Ferral, grand industriel cynique, amateur de femmes, ambitieux et lucide. Le peintre et musicien Kama qui vit dans la sérénité grâce à sa maîtrise de l'Art.

Autant de destins parallèles ou convergents, de vie bouleversées. La peur et la souffrance, la mort violente, le sacrifice héroïque, le terrorisme inutile…

Une fresque saisissante du conflit révolutionnaire chinois, de l'absurdité de toute guerre, de la cruauté humaine, de l'ambition des financiers, des tractations politiques et diplomatiques… La barbarie de ces hommes qui torturent et massacrent leurs adversaires, qui brûlent vifs les prisonniers dans la chaudière d'une locomotive hurlante… Le sifflet strident de la locomotive qui vient de « digérer » un combattant immolé… La condition humaine…

Le style de Malraux peut surprendre. Descriptions psychologiques qui révèlent un grand spécialiste de l'âme humaine, thèmes philosophiques omniprésents dans les dialogues des personnages… et une grande liberté de ton, une belle audace d'écrivain qui joue sur les contrastes.

Un exemple vaut mieux qu'un long discours : « Ferral ne devinait pas que la pénétration de Gisors venait de ce qu'il reconnaissait en ses interlocuteurs des fragments de sa propre personne, et qu'on eût fait son portrait le plus subtil en réunissant ses exemples de perspicacité.
-  'Un dieu peut posséder, continuait le vieillard avec un sourire entendu, mais il ne peut conquérir. L'idéal d'un dieu, n'est-ce pas, c'est de devenir homme en sachant qu'il retrouvera sa puissance ; et le rêve de l'homme, de devenir dieu sans perdre sa personnalité…' Il fallait décidément coucher avec une femme. Ferral partit. »

La condition humaine est une lecture marquante. Une invitation à donner enfin un sens à nos destinées bien ternes, en notre époque indifférente aux questions existentielles.

Gallimard - Folio
337 pages
ISBN : 2070360016

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Publié par Mathieu Scrivat
Le mercredi 18 juin 2003



> La condition humaine, d'André MALRAUX
31 mars 2009, par pecheur

le 3 mai 2006 Laeticia182 a marqué :"Kyo a l'aire un peu plus réaliste que lui et il me semble que Kyo est humain (il sais qu'il va mourir et donne sont sianure a deux de ses compagnons) je considére cela comme un acte heroique..."

ce n'est pas kyo qui partagent son cyanure mais Katown...Kyo apparait comme un egoiste face a l'acte de kantown mais face a la mort est-il vraiment egoiste

> La condition humaine, d'André MALRAUX
13 octobre 2006, par Silvannas
La condition humaine ou un roman qui vous laissera une sensation douce-amère... De force, Kyo, Katow, Tchen, Hemmelrich, Gisors, May vous entraînent dans leur destinée tragique pour bâtir la Chine de demain. Dans ce livre au souffle épique, la profondeur des personnes et des sentiments de May et de Kyo n'empêchent pas la fatalité et le devoir les rattraper. De leur coté, Katow et Hemmelrich se ressemblent par leur façon de se donner à une cause par liberté. Tchen choisit la voie qu'il pense être la plus juste pour servir sa cause. Gisors essaye de comprendre ce qui pousse les autres personnages grâce à une sagesse dévalorisée. Ferral et Clappique représente les Occidentaux. Ils constrastent par leur manque de sens commun et leur égoïsme. Vous le lisez, le relisez et vous essayez de démêler les fils de le destinée qui tissent cette histoire, limpide, pure et fatale...

> La condition humaine, d'André MALRAUX
3 mai 2006, par Laeticia182
Je viens de finir de lire ce livre. Je trouve que ce livre permet de nous adonner a une certaine réfléction sur la condition de l'homme.Le titre est trés significatife mais assez compléxe en même temps cela dit la condition de chanque homme est tracer et dans ce livre on constate que les perosnnages acepte les leurs même si elle sont contraigniante (quelque fois).Je trouve que Giscorsest le personage le plus marquant car il ne dévoile pas forcément sa nature profonde et peut étre ne la comprnd t'il pas tous ta fait ? En tous cas il répond avec intelligence et sérénité aux questions de tous les autres personages on peut donc dire que c'est une sorte de sage il voit dans l'âme des autres,enfin on peut aussi dire qu'il ne ce voile pas la face c'est pourquoi il obtient toujours des réponses aux questions qu'on lui pose.Par contre je ne comprend pas le courage de Tchen qui ce fait sauté avec une bombe en revanche Kyo a l'aire un peu plus réaliste que lui et il me semble que Kyo est humain (il sais qu'il va mourir et donne sont sianure a deux de ses compagnons) je considére cela comme un acte heroique..J'ai vraiment aimer ce livre bien qu'il est vrai de dire qu'il est complexe c'est pour cela que pour le lire il faut vraiment prndre le temps....

> La condition humaine, d'André MALRAUX
4 janvier 2006, par chado
Je n'ai pas compris pourquoi les soldats qui soutenaient chang-aï-tchek ont voulu faire éclater l'armée du kuonmintang. Je crois également que Chen est un héros au même titre que Gisors et, quand j'ai "La Condition Humaine" j'ai trouvé ce hé fascinant surtout lorsqu'il avance le long d'un mur avec une grenade à la main... Charles-Dominique.

   
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