Notre sponsor le groupe de Transports BOVIS
Retour à l'index du site
Les pages culturelles d'EnkiEa
Index   Littérature   Arts & Histoire   Musique   Cinéma   Voyages  

Les pages culturelles d'EnkiEa

Littérature

Citations et extraits d'oeuvres littéraires
- 1984, de George ORWELL
- Du contrat social, de Jean-Jacques ROUSSEAU
- Germinie Lacerteux, de Jules et Edouard de GONCOURT
- La chute dans le temps, de CIORAN
- La condition humaine, d'André MALRAUX

A lire : essais, chroniques et documents
- SORAL

A lire : roman, théâtre et poésie
- CHANDERNAGOR
- FOLLETT
- JACQ
- MICHON
- MODIANO

Bandes dessinées

Découvrir un auteur
- CONRAD (Joseph, 1857-1924)
- DUTEURTRE (Benoît, 1960)
- HEMINGWAY (Ernest, 1899-1961)
- HUYSMANS (Jorys-Karl, 1848-1907)
- KUNDERA (Milan, né en 1929)
- MIRBEAU (Octave, 1848-1917)
- ROTH (Philip, né en 1933)

 
Sites Internet à visiter :

Les pages culturelles d'EnkiEa Abonnement
s'abonner se désabonner

Ce site fait partie du portail de l'Association Cultures, Humanisme et Citoyenneté
 
  Vous êtes ici : Accueil > Les pages culturelles d'EnkiEa > Littérature > Citations et extraits d'oeuvres littéraires

1984, de George ORWELL

Version imprimable

-  Lire un commentaire de 1984 d'ORWELL

-  Acheter ce livre en édition de poche chez amazon.fr

« La guerre c'est la paix - La liberté c'est l'esclavage - L'ignorance c'est la force »

« Il comprit que le tragique était un élément des temps anciens, des temps où existaient encore l'intimité, l'amour et l'amitié, quand les membres d'une famille s'entraidaient sans se demander au nom de quoi » (p.48)

« Aujourd'hui, il y avait de la peur, de la haine, de la souffrance, mais il n'y avait plus aucune dignité dans l'émotion. Il n'y avait aucune profondeur, aucune complexité dans les tristesses. » (p.49)

« Il existait toute une suite de départements spéciaux qui s'occupaient, pour les prolétaires, de littérature, de musique, de théâtre et, en général, de délassement. Là, on produisait des journaux stupides qui ne traitaient presque entièrement que de sport, de crime et d'astrologie, de petits romans à cinq francs, des films juteux de sexualité, des chansons sentimentales composées par des moyens entièrement mécaniques sur un genre de kaléidoscope spécial appelé versificateur » (p.67)

« L'idée lui vint que la vraie caractéristique de la vie moderne était, non pas sa cruauté, son insécurité, mais simplement son aspect nu, terne, soumis. » (p.109)

« Ce qui était plus important, c'est que la privation sexuelle entraîner l'hystérie, laquelle était désirable, car on pouvait la transformer en fièvre guerrière et en dévotion pour les dirigeants. Julia expliquait ainsi sa pensée :
-  Quand on fait l'amour, on brûle son énergie. Après, on se sent heureux et se moque du reste. Ils ne peuvent admettre que l'on soit ainsi. Ils veulent que l'énergie éclate continuellement. Toutes ces marches et contre-marches, ces acclamations, ces drapeaux flottants, sont simplement de l'instinct sexuel aigri. Si l'on était heureux intérieurement, pourquoi s'exciterait-on sur Big Brother, les plans de trois ans, les Deux Minutes de Haine et tout le reste de leurs foutues balivernes ? » (p.190-191)

« Dans un monde dans lequel le nombre d'heures de travail serait court, où chacun aurait suffisamment de nourriture, vivrait dans une maison munie d'une salle de bains et d'un réfrigérateur, posséderait une automobile ou même un aéroplane, la plus évidente, et peut-être la plus importante forme d'inégalité aurait déjà disparu. Devenue générale, la richesse ne confèrerait plus aucune distinction. Il était possible, sans aucun doute, d'imaginer une société dans laquelle la richesse dans le sens de possessions personnelles et de luxe serait également distribuée, tandis que le savoir resterait entre les mains d'une petite caste privilégiée. Mais, dans la pratique, une telle société ne pourrait demeurer longtemps stable. Si tous, en effet, jouissaient de la même façon de loisirs et de sécurité, la grande masse d'êtres humains qui est normalement abrutie par la pauvreté pourrait s'instruire et apprendre à réfléchir par elle-même, elle s'apercevrait alors tôt ou tard que la minorité privilégiée n'a aucune raison d'être, et la balaierait. En résumé, une société hiérarchisée n'était possible que sur la base de la pauvreté et de l'ignorance. » (p.270)

« Le commandement des anciens despotismes était : 'Tu ne dois pas.' Le commandement des totalitaires était : 'Tu dois.' Notre commandement est : 'Tu es.' » (p.360)

« Il est temps que vous ayez une idée de ce que signifie ce mot pouvoir. Vous devez premièrement réaliser que le pouvoir est collectif. L'individu n'a de pouvoir qu'autant qu'il cesse d'être individu. […] Le second point que vous devez comprendre est que le pouvoir est le pouvoir sur d'autres êtres humains. Sur les corps mais surtout sur les esprits. Le pouvoir sur la matière, sur la réalité extérieure, comme vous l'appelez, n'est pas important. Notre maîtrise de la matière est déjà absolue. » (p.372-373)

-  Lire un commentaire de 1984 d'ORWELL

-  Acheter ce livre en édition de poche chez amazon.fr
Traduction d'Amélie Audiberti
Gallimard - Folio n°822
440 pages
ISBN : 2-07-036822-X

Publié par Mathieu Scrivat
Le lundi 12 mai 2003



   
2001-2005