Notre sponsor le groupe de Transports BOVIS
Retour à l'index du site
Les pages culturelles d'EnkiEa
Index   Littérature   Arts & Histoire   Musique   Cinéma   Voyages  

Les pages culturelles d'EnkiEa

Littérature

A lire : roman, théâtre et poésie
- CHANDERNAGOR
- FOLLETT
- JACQ
- MICHON
- MODIANO
- 1984, de George ORWELL
- De Paris à la lune, de Adam GOPNIK
- Effroyables jardins, de Michel QUINT
- En marge, de Jim HARRISON
- Exhibition, de Michka ASSAYAS
- Germinie Lacerteux, de Jules et Edmond de GONCOURT
- L'Africain, de Jean-Marie Gustave Le Clézio
- La condition humaine, d'André MALRAUX
- La femme qui attendait, d'Andreï MAKINE
- La vie devant soi, de Romain GARY (Emile AJAR)
- Le Grand Théâtre du monde, de Pedro CALDERON DE LA BARCA
- Les Alexandrins, de François SUREAU
- Les Aventures de Loufock Holmès, de CAMI
- Les Fleurs du Mal, de Charles Baudelaire
- Les Oeufs, de Charles GANCEL
- Les rois maudits, de Maurice DRUON
- Les roses d'Atacama, de Luis SEPULVEDA
- Lorsque j'étais une oeuvre d'art, Eric-Emmanuel SCHMITT
- Mammifères, de Pierre MEROT
- Mrs Dalloway, de Virginia WOOLF
- Taras Boulba, de GOGOL
- Thérèse Desqueyroux, de François MAURIAC
- Tsili, d'Aharon APPELFELD

A lire : essais, chroniques et documents
- SORAL

Bandes dessinées

Citations et extraits d'oeuvres littéraires

Découvrir un auteur
- CONRAD (Joseph, 1857-1924)
- DUTEURTRE (Benoît, 1960)
- HEMINGWAY (Ernest, 1899-1961)
- HUYSMANS (Jorys-Karl, 1848-1907)
- KUNDERA (Milan, né en 1929)
- MIRBEAU (Octave, 1848-1917)
- ROTH (Philip, né en 1933)

 
Sites Internet à visiter :

Les pages culturelles d'EnkiEa Abonnement
s'abonner se désabonner

Ce site fait partie du portail de l'Association Cultures, Humanisme et Citoyenneté
 
  Vous êtes ici : Accueil > Les pages culturelles d'EnkiEa > Littérature > A lire : roman, théâtre et poésie

Les roses d'Atacama, de Luis SEPULVEDA

Version imprimable

-  Commentaire

L'amateur de beaux livres, de belles histoires, a parfois le bonheur de tomber sur une pépite littéraire. Les roses d'Atacama, le recueil de courtes nouvelles de l'auteur Chilien Luis Sepulveda, est un de ces petits trésors, une de ces gâteries que l'on dévore avec délectation.

Toute une série de nouvelles au style vif, aux mots percutants, aux phrases profondes à méditer, souvent pleines de chaleur et de tendresse.

On connait bien sûr l'auteur pour son savoureux Vieux qui lisait des romans d'amour ou sa sublime Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler.

Luis Sepulveda se confie beaucoup dans Les roses d'Atacama. On découvre et on apprécie en lui un infatigable globe-trotteur qui nous fait voyager à Hambourg, au Chili, au Pérou, en Italie, en Espagne… On retrouve avec plaisir le poète qui nous émeut par ses phrases ou par ses judicieuses citations d'autres poètes. On aime aussi l'exilé qui nous fait partager ses souffrances et celles de ses compatriotes.

On lit rarement d'œuvre aussi belle et marquante.

-  Quelques Extraits

L'indication des pages pour les citations se réfère à la version brochée éditée chez Métailié

« J'admire les résistants, ceux qui ont fait du verbe 'résister' chair, sueur, sang, et ont démontré sans faire de simagrées qu'il est possible de vivre debout, même dans les pires moments » (p.35)

Citation du poète Avrom SÜTZVEKER : « […] si un petit ver ne se rend pas à la bêche Serais-tu par hasard moins qu'un ver ? » (p.36)

« […] s'il est bien vrai que la vie est brève et fragile, il n'est pas moins vrai que la dignité et le courage lui donnent la vitalité qui nous permet de supporter ses pièges et ses malheurs » (p.41)

« Je suis très pessimiste sur la possibilité d'émouvoir les oisifs fortunés ; cependant, par une sorte de foi en l'espèce humaine, je veux croire que dans un futur pas trop lointain, quelque industriel ou banquier, au lieu d'offrir à son fils adolescent un scooter des mers, l'invitera à aller à ce même endroit du nord de la Sardaigne où j'ai vu les baleines, et là, avec les enfants des pêcheurs, ce gamin s'émerveillera du spectacle des cétacés en mouvement dans leur espace naturel et protégé, car la vie est et sera toujours le plus digne et le prometteur des cadeaux. » (p.65)

« Les sacs de couchage étaient trempés. Je demandai s'il avait plu, Fredy répondit que oui, il était tombé une pluie douce et fine comme presque tous les 31 mars à Atacama. En me redressant je vis que le désert était rouge, d'un rouge vif, couvert de minuscules fleurs couleur de sang. « - Les voilà. Les roses du désert, les roses d'Atacama. » (p.85)

« […] les blessures des héros de la littérature sont rapidement guéries par le baume de la lecture. » (p. 93)

« Comment leur expliquer qu'il y a des maladies qui ont besoin de la chaleur et de la compagnie des bien-portants, mais qu'il en est d'autres qui sont pure agonie, pure, indigne et terrible agonie, dont le seul signe de vie est le désir véhément de mourir ? » (p.100)

Éditeur : Anne-Marie Métailié
Traduction de François Gaudry
159 pages
ISBN : 2864244721

-  Acheter ce livre chez Amazon.fr

Publié par Monique Isabelle SCRIVAT POLITO
Le samedi 21 juin 2003



> Les roses d'Atacama, de Luis SEPULVEDA
30 janvier 2005, par Serge Massart
Le commentaire sur Les roses d'Atacama traduit exactement ce que l'on ressent à la lecture du livre, j'ajouterais en plus une virtuosité narrative et des références à un autre grand écrivain qui lui ressenble un peu, Ernest Emmingway.

   
2001-2005