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Les confessions d'un escogriffe poète. Une âme d'écorché vif dans un corps de grizzly des montagnes. Tout est contraste chez Jim Harrison : un poète qui gagne des millions à Hollywood, un amateur de strip-tease fidèle à son épouse, un homme de lettres qui s'abîme dans la pêche, la chasse et l'alcool…
Ces mémoires sont bien difficiles à appréhender. On ne sort pas forcément très enthousiaste de cette lecture. Peut-être est-il préférable de connaître un peu l'œuvre de Jim Harrison avant d'aborder ce volume de souvenirs. Il vaut mieux aussi être spécialiste de la littérature américaine contemporaine : la liste de noms cités par l'auteur risque sinon de ressembler à une fort indigeste litanie. Un dernier point plutôt négatif : la traduction de Brice Matthieussent qui laisse à désirer visiblement (à moins qu'il ne faille incriminer directement la prose de l'auteur). Jim Harrison se proclame « poète » mais certains passages de ses mémoires sont d'une lourdeur à peine concevable… Comment un magicien des mots pourrait-il concevoir des phrases aussi lourdes, sans musique et sans rythme ? Défaillances de l'auteur ou de son traducteur ? Mystère…
Pourtant, malgré ces quelques petites imperfections - rebutantes pour certains - l'œuvre est souvent jubilatoire. La franchise de Jim Harrison réchauffe l'âme. Il apparaît parfois comme un clerc tristement lucide prenant acte des égarements politiques et sociaux modernes. Quelques très belles phrases, de bons paragraphes très enlevés.
Jim Harrison chante l'Amérique profonde, l'Amérique des campagnes et des vastes étendues sauvages. Un amoureux de la nature. C'est un homme libre avide de découvertes, un contemplatif, un poète vagabond. "Marcheur, il n'y a pas de chemin... Le chemin se fait en marchant" proclamait Machado.
Une œuvre saisissante assez irrégulière mais à lire absolument.
Éditeur : Christian Bourgois (2003) Broché - 465 pages Traduction de Brice Matthieussent
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Publié
par
Mathieu Scrivat
Le vendredi 3 octobre
2003
> En marge, de Jim HARRISON
18 janvier 2009, par Fisher King
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Oui, certes oui...ce n'est pas, loin s'en faut, le meilleur écrit de notre oncle d'Amérique (même si une partie des faiblesses de cet écrit est probablement imputable à la traduction). Mais pour les inconditionnels, dont je suis, il permet toutefois de compléter sa lecture de l'univers de Jim HARRISON. Pour ceux qui souhaite découvrir le poète, je conseille "Théorie et pratique des rivières" ("countig birds" notamment). Pour les romans, outre les succès (Dalva, La route du retour,De marquette à Veracruz...) j'ai une petite faiblesse pour "Nord Michigan". Avec le roman de Marquette à Veracruz publié postérieurement, le "faux pas" d'oncle Jim restera définitivement en marge du chemin partagé ensemble. |
> En marge, de Jim HARRISON
26 décembre 2007, par Monique LARUE
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Je "sors" de EN MARGE emballée, après avoir dévoré le reste de l'oeuvre de l'ours écrivain. Je fais partie des inconditionnels,Jim Harrison est en train de prendre dans ma vie ( j'ai 64 ans ) de passionnée de littérature, la place qu'avait toujours tenue, jusqu'à présent, Henry Miller...Qu' Harrison admirait d'ailleurs beaucoup... Comme l'a écrit Eric NEUHOFF en 4ème de couverture de EN MARGE, c'est à consommer sans modération. |
> En marge, de Jim HARRISON
26 mai 2007
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Je n'ai pas lu en marge, enfin pas encore, mais lisez "Dalva" ou "Legendes d'automne", "Sorcier", "De marquette a veracruz" et j'en oublie et vous comprendrez la profondeur et l'humanisme de ce mec.Je crois avoir lu tous ses livres publiés en France sauf sa poésie, je ne suis pas amateur..
Bonne lecture |
> En marge, de Jim HARRISON
1er août 2005, par Martine
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Je suis tout à fait d'accord avec l'opinion de Mathieu Scrivat : je trouve l'écriture bien banale pour un poète et romancier si célèbre. Quelques moments d'émotion, mais il me semble parfois que c'est carrément du remplissage, tant il y a de remarques faciles, de clichés et de répétitions, un livre écrit sur commande pour Cristian Bourgois dirait-on, où on passe de la pommade à l'éditeur et à ce si sympathique pays qu'est la France. C'est le premier livre de Jim Harrison que je lis, je vais donc en lire un autre en espérant être moins déçue. |
> En marge, de Jim HARRISON
19 février 2005
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superbe roman, si roman il y a d'une oeuvre fictive qui fut sa vie |
> En marge, de Jim HARRISON
28 novembre 2004
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Pas lu en marge, mais étonnée et pour tout dire inquiète de ce que vous rapportez des défaillances stylistiques qu'elles soient du traducteur ou de l'auteur, on n'est pas vraiment habitué ! Vivre et écrire, équation difficile à résoudre peut-être. |
> En marge, de Jim HARRISON
22 septembre 2004
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En marge, pour les aficionados... les inconditionnels d'oncle Jim. Résolument, définitivement je suis de ta famille. Les livres, la pêche, les amitiés fortes, et le bon vin sont décidément d'excellents compagnons de route. Marc, Le Revest les eaux (non loin du Domaine Tempier de Bandol) |
> En marge, de Jim HARRISON
21 septembre 2004, par camille
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Un livre de souvenirs à lire pour les déjà-inconditionnels de l'ours écrivain, qui pourront lui pardonner après lecture, à mettre sur la pile des livres à lire quand on aura le temps pour les autres ; mieux vaut commencer par Faux Soleil ou Dalva... |
> En marge, de Jim HARRISON
24 juillet 2004, par Agb
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24 juillet 2004 - Que ceux qui aiment la vie, les femmes, la mort, l'amour, les livres, les longues promenades en voiture sans but, les enfants, l'alcool, la poésie et la bonne bouffe lisent ce livre. |
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