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Lire des extraits de Au coeur des ténèbres, de Joseph Conrad
Une plongée dans l'atmosphère étouffante de la jungle africaine, cette terre encore mystérieuse pour les explorateurs européens du XIXe siècle. Comme souvent dans les œuvres de Joseph Conrad, c'est l'ancien marin Marlow qui nous raconte ses aventures exaltantes.
Le jeune Marlow part en Afrique prendre le commandement d'une embarcation destinée au transport de l'ivoire. Il quitte l'Europe et ses villes sépulcrales pour atteindre les côtes sauvages du continent africain, au terme d'un long voyage. Il remonte rapidement le fleuve vers le comptoir colonial auquel il est affecté. Marlow était attiré depuis l'enfance par le fleuve Congo, ce fleuve sauvage qui ressemblait à un serpent interminable et tortueux sur les livres de géographie.
En s'enfonçant dans le continent africain, Marlow traverse les âges pour atteindre l'humanité des origines, une humanité intégrée à la nature, une humanité à la sauvagerie effrayante. Le rythme des tambours résonne dans la nuit. La brume s'abat. On sent la fragilité de ces colons perdus au milieu d'un continent étranger, au milieu d'une nature hostile.
Le roman est dominé par un personnage presque totalement absent : Kurtz, le talentueux aventurier qui ramène plus d'ivoire que quiconque, Kurtz l'énigmatique chef de comptoir perdu dans la jungle… Ce personnage apparaît en creux dans toute l'œuvre : on évoque Kurtz, on craint Kurtz, on critique Kurtz, on évoque la performance de Kurtz, on loue les discours de Kurtz… Kurtz, Kurtz, Kurtz ! Ce nom apparaît sans cesse mais ce personnage reste un mystère. On comprend qu'un lourd secret se dissimule derrière ce nom mille fois répété. Pourtant on en apprendra peu. Nous partagerons la déception de Marlow de n'avoir pas pu mieux connaître cet homme à la fois fascinant et abject. La puissance d'évocation de ce roman est immense.
Cette œuvre contient en outre une violente charge contre le colonialisme européen du XIXe siècle. Les colons sont assimilés à des rapaces pressés de piller les terres qu'ils « découvrent ». La soif de l'ivoire guide ces hommes prêts à tout braver pour s'enrichir. Cruels mirages… les combats contre les autochtones, les animaux sauvages et les redoutables maladies déciment ces candidats à la gloire.
Le roman a été librement adapté au cinéma par Francis Ford Coppola en 1979 dans Apocalypse Now. La remontée d'un fleuve inquiétant, la rencontre avec un personnage mystérieux entouré de sa cour sauvage et cruelle… cette quête initiatique a parfaitement été transposée au cinéma grâce à l'interprétation remarquable des deux acteurs principaux, Martin Sheen et Marlon Brando. Le film remporta la Palme d'Or à Cannes en 1979, le César en 1980, deux Oscars et trois Golden Globes.
Lire des extraits de Au coeur des ténèbres, de Joseph Conrad
Lire gratuitement l'œuvre en anglais : http://www.conrad-heart-of-darkness.org
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Publié
par
Mathieu Scrivat
Le lundi 19 janvier
2004
> Au coeur des ténèbres
11 septembre 2009, par Rita
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Pour moi ce livre un bijou : une écriture ciselée, un cheminement au coeur des ténèbres de l'âme humaine qui ne peut qu'être lent, pas de belle morale. On plonge vers quelque chose de terriblement véridique, d'effroyablement précis sur les noirceurs de l'âme humaine. Ce livre est une vibration des tréfonds des notre nature si petitement humaine qui remet les choses à leur place dans un monde où tout doit être officiellement bon ou mauvais... C'est une merveille qui rend mal à l'aise par sa profondeur. |
> Au coeur des ténèbres
29 octobre 2008, par l'Africain
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C'est un livre rassiste qui retrace les prejugés les plus fous de l'europe des siecles derniers concernant lafrique. je suis choqué de ce livre. jai lu la version originale anglaise. joseph Conrad, espece d'imbecile, tu es en train de griller en enfer. Rassiste va ! |
> Au coeur des ténèbres
5 mai 2008, par Lol
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J'ai pas du tout aimé.. J'ai trouvé ce livre nul et endormant. Nul a chié |
> Au coeur des ténèbres
1er mai 2008, par M. S. T
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Pierre Loti nous a livré une peinture déshumanisante de l'autrui.L'expression, " ils ne sont pas inhumains",ne cache en rien son panchant impérialiste.Au-dela de cet aspect, nous saluons en Loti, cette peinture de l'ailleurs qui dans certains passages pourrait etre lue comme un plaidoyer en faveur de ces creatures défavorisés, et par ailleurs comme le proces de ce projet imperial ; et c'est sans doute ce qui fait l'originalité de Pierre Loli. |
> Au coeur des ténèbres
17 novembre 2007, par Tietie007
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Il va falloir que je le lise ! Il me semble que Conrad a été inspiré par les périples africains de l'explorateur David Livingstone.
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> Au coeur des ténèbres
4 mars 2007
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Bonjour, en lisant tous ces commentaires, j'ai l'impression que la plupart des gens qui sont obligé de le lire, ne l'ont pas aimé ou peu. Pour ma part je viens de le débuter et je le trouve remarquablement bien écrit. C'est un sujet peu aborder en lecture à l'école. Quelqu'un pourrait m'iluminer sur la problématique pour me comprendre ce récit. |
> Au coeur des ténèbres
10 février 2007
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Le Coeur des Ténèbres est, pour moi, un absolu chef-d'oeuvre. Jamais un récit n'aura approché avec autant de pertinence, l'ambivalence de la réussite et de l'autodestruction. Le Coeur des Ténèbres est avant tout une plongée dans les ténèbres du coeur.
L'effroyable système colonial mis en place par Léopold II, a produit 10 millions de morts mais plus de 6,6 milliards de francs de revenus personnels, au Roi des Belges ! Il n'a donc affranchi personne du mirage que les petits colons portaient avec eux : la revanche sociale, la conquête du pouvoir, la fortune et la gloire ne se gagnent que par le mensonge, la brutalité, l'abus de confiance... et la perte de soi.
Nul ne peut troquer son âme sans risquer l'abîme. De son trésor, Kurtz ne fait rien. Il n'est remarquable en rien. Il s'est juste perdu, pensant que l'injustice faite à ses capacités trouvait une juste rétribution dans l'asservissement d'une population, broyée par une histoire qui soudain s'affolait, et qui obéissait par réflexe, pressentant que son salut était, pour longtemps encore, dans la soumission.
Les Kurtz foisonnent de nos jours. Le Chaos les révèle. Ils le chevauchent, le trouvent juste, l'exploitent, hurlent à qui veut bien l'entendre qu'aucune rémunération ne pourra jamais éteindre la dette laissée par leurs malheurs passés... Kurtz a toutes les couleurs, toutes les religions, toutes les cultures. Avec le Coeur des Ténèbres, Joseph Conrad a dépeint ses semblables jusqu'à toucher cette "inconsistante saleté" que recouvrent les dispositions particulières de l'esprit qui n'a d'autre but que de faire fortune.
Qu'aurions nous fait, seul dans la forêt, avec un passé de raté, bourré d'amertume, submergé par le désir de reconnaissance, l'esprit vicié par les certitudes sociales, raciales, culturelles de la société figée du 19 ème siècle ? Qu'aurions nous fait des mumures de l'âme nous incitant à rafler ce qui nous serait apparu comme notre dû ? Aurions-nous tenu bon ?
Kurtz lui, a lâché. C'est aussi de ce malheur dont nous parle Conrad ; de ce pauvre type qui traverse la mer, pour venir trouver, contre une population effrayée, naïve, et candide la preuve de sa non- existence. Peut-on imaginer chose plus atroce faite à une vie, que de vivre alors que l'on est déjà mort ? A cette question, Kurtz délivre un avis sans appel : " l'horreur ! |
> Au coeur des ténèbres
1er février 2007, par Bazile
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La majorité des critiques se trouvant sur ce forum semble provenir de lycéens contraints de lire "Au coeur des ténèbres". Je ne pense pas que ce court roman soit destiné à un jeune public. Pour ma part je l'ai abordé en licence de lettres, et reconnaissons à Conrad un indéniable sens de la mise en scène, du récit... et surtout une façon de sonder l'âme humaine que peu d'auteurs ont égalée. "Au coeur des ténèbres" demeure bel et bien le livre du voyage intérieur, voyage au bout duquel on ne peut rencontrer que l'irréductible vérité de l'homme : sa sauvagerie |
> Au coeur des ténèbres
1er novembre 2006
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Pour ma part, je ne trouve pas que cette oeuvre est un vrai somnifère ! je suis en lettres modernes et j'ai effectivement dû lire ce livre que beaucoup semble ne pas aimer. Il me semble que l'on ne peut pas juger un livre de cette façon mais plutôt chercher à comprendre les intentions de l'auteur et le message qu'il a voulu faire passer au lecteur. Même s'il est difficile à lire, ce récit d'aventures montre un refus du colionialisme et ce que l'homme est capable de faire pour ses propres intérêts ! ! ! on a le droit de ne pas aimer cette oeuvre mais vos propos montrent un manque de maturité et un grand manque de respect !
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> Au coeur des ténèbres
7 octobre 2006, par marcel kebir
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s'il est vrai que "au coeur des ténèbres" est écrit (ou traduit...) dans un francais tres difficile a comprendre pour un lyceen moyen, le lecteur averti y découvrira une description passionnante de la jungle africaine, qui rappellera celle de Céline dans "Voyage...". En gros : vos considérations de puceaux vulgaires sur l'Oeuvre de Conrad, vous pouvez vous en servir comme supositoires. |
> Au coeur des ténèbres
12 mai 2006
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bonjour,
J'ai un exam sur ce livre ( bouououou), j'ai du le lire en anglais ! ! ! pas mieux pour dormir ! ! ! on ne suit pas trop la trame de cette histoire et les seules ténèbres que l'on percoit en lisant ce livre sont celles du sommeil ! ! |
> Au coeur des ténèbres
6 mai 2006, par Divoire
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Peut-on rêver meilleure publicité pour un livre que les reproches que lui font les analphabètes ? |
> Au coeur des ténèbres
4 avril 2006, par ptitmax
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Franchement je ss dacors avec la lectrice pas convaincu.Moi g du le lire pour le lycée et jai une fiche de lecture a faire déçu et c'est dur quand on a rien compris au livre car il tendort.Donc voila je voulai juste dire que jétai daccord |
> Au coeur des ténèbres
31 janvier 2006, par une lectrice pas franchement convaincu
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j'ai lu ce livre lorsque j'étais au lycée et par un pur hasard aujourd'hui je me sui retrouvée confrontée a cet article le concernant et je pense que vous avez omis de préciser qu'il était ennuyeux a mourrir que c'était un véritable somnifère, qu'il vaut mieux garder son argent plutot que de le dépenser inutilement .Au pire allez voir APOCALLIPSE NOW la seule chose agréable qu'a engendré ce livre ! ! ! |
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