Long-métrage français
Genre : Comédie dramatique
Durée : 2h00 min
Année de production : 2008
Distributeur : EuropaCorp Distribution
Date de sortie cinéma : 4 novembre 2009
Avec Mélanie Laurent, Aleksei Guskov, Dimitry Nazarov
Réalisé par Radu Mihaileanu
La crise est là et le cinéma reflète cette réalité. Le bonheur de vivre n'est pas souvent à la une. « Le Concert » est donc une exception qui ravira les cinéphiles.
Ce conte de Noël, cette comédie dramatique qui fait rire autant qu'elle émeut, c'est à l'âme slave que nous les devons. Elle seule peut nous offrir ce mélange indissociable et immédiat de gaieté et de tragique, d'autodérision et de fête, d'alcoolisme et de sensibilité, de courage et de romantisme. Du coup la vie renait, retrouve toutes ses couleurs et le spectateur jubile.
Radu Mihaileanu, le réalisateur, nous offre donc l'histoire de l'orchestre du Bolchoï et de son chef mis au ban de la société par Brejnev pour avoir continué à jouer avec des musiciens juifs. Le chef d'orchestre, excellemment joué par Alexei Guskov, n'a jamais pu surmonter le sentiment de culpabilité né de sa responsabilité dans ce drame. Mais, trente ans plus tard, alors que tous vivent de petits boulots et d'expédients, l'occasion se présente d'aller jouer à Paris. L'ancien chef d'orchestre voit là l'occasion d'une revanche éclatante et s'emploie à retrouver tous ses anciens musiciens pour les emmener dans une folle aventure qui, de rebondissement en rebondissement, ne se terminera pas sans qu'une grande émotion n'étreigne les spectateurs.
Mélanie Laurent qui interprète la soliste du concerto pour violon et orchestre de Tchaïkovski est pour beaucoup dans cette émotion car, comme le dit Alekseï Guskov, « Dans chaque note de musique il y a la vie ». Mais celui qui exprime le mieux cette vie débordante, cette force indestructible et salvatrice c'est Sacha Grossman joué par un acteur étonnant : Dimitri Nazarov.
Film de l'amitié, de la solidarité, victoire de la vie sur les forces d'enfermement, « Le Concert » démontre, s'il en était encore besoin, que la culpabilité est soluble dans l'Amour.
Didier GRANDCOLAS